28/12/2005

PLACE AUX BAPTEMES !!! Par Blaise K. Kpadja

Qu'est il maintenant permis d'espérer pour le Togo ?

Rien n'est plus malaisé que de se prononcer sur le devenir immédiat d'un Etat ruiné par une longue période de dictature et dont les dirigeants de cette dictature persistent à pour suivre leur oeuvre macabre de destruction.

Le peuple togolais à vomis un didacteur dont on a besoin de toute une vie pour oublier. Malgré tout, le gouvernement de Edem Kodjo (Premier Ministre togolais) par un decretpris en conseil des Ministres continu de changer le nom de certaines édifices pour les renommer par le nom de ce didacteur vomis par le peuple togolais; c'est le cas de l'aeroport international Lomé Tokoin et du camp RIT (Régiment inter-armées du Togo).

Après l'aeroport international Lomé Tokoin, c'est le tour du camp de régiment inter-armées du Togo sur le banc des accusés.
Le camp RIT a changé de nom et est désormais appelé le "Camp Général Eyadéma"
Ce camp qui porte le nom du défunt président togolais, Eyadéma Gnassingbé bâtisseur de l'armée moderne du Togo à la tête pays pendant une quarantaine d'année, représente le véritable symbole de la stabilité du régime.

Construit entre 1958 et 1960 pour abriter la deuxième compagnie de bataillon autonome du Dahomey (le Bénin actuel), le camp RIT était la cible d'attaque insurrectionnelles pendant le premier quinquennat des années 90.  Avant la construction de ce camp, l'endroit était un grand domaine de culture...qui servait d'entrainement de combats et de tirs pour les militaires.

K. Kpadja



 




























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17/12/2005

Retour sur la crise togolaise : l’exigence de justice demeure

Paris, le 18 novembre 2005 - La FIDH publie aujourd’hui le rapport de trois missions internationales d’enquête effectuées au Togo et au Bénin en 2005.

Le rapport de la FIDH revient également sur les importantes manipulations électorales observées notamment par son chargé de mission présent à Lomé pendant le scrutin présidentiel du 24 avril 2005 : vols d’urnes, invalidité des listes électorales, pressions politiques et militaires sur les électeurs.

La FIDH constate qu’aucune procédure judiciaire n’a encore été engagée contre les auteurs de ces crimes et s’inquiète de la réflexion au sein du pouvoir de l’adoption d’une loi d’amnistie. La Commission nationale d’enquête qui a publié son rapport le 10 novembre 2005 n’apporte aucune réponse à cette situation d’impunité. Elle manque à son mandat d’incrimination, ce qui confirme les plus grands doute émis sur son indépendance.

Enfin, dans son rapport, la FIDH dénonce les graves menaces et pressions orchestrées par les forces de l’ordre à l’encontre de toute personne ayant osé ou osant encore dénoncer le "hold-up électoral" d’avril 2005 et les graves violations des droits de l’Homme. Les sièges des organisations de défense des droits de l’Homme et leurs liaisons téléphoniques sont régulièrement surveillés. Des menaces sont encore proférées, via les médias gouvernementaux, contre les défenseurs des droits de l’Homme et leur famille. Récemment, le journaliste Jean-Baptiste Dzilan a été gravement agressé, roué de coups et empoisonné par une dizaine d’homme non identifiés.

Face à cette situation, la FIDH attend des autorités togolaises - comme Sidiki Kaba, président de la FIDH, a pu le faire valoir lors d’un entretien avec Faure Gnassingbé le 28 septembre 2005 - des actions concrètes : la poursuite devant la justice des auteurs des graves violations des droits de l’Homme ; le respect du droit des victimes à la vérité, à justice et à réparation ; le retour en toute sécurité des réfugiés ; et la refonte du cadre électoral en vue de l’organisation d’élections législatives libres, pluralistes et transparentes.

Comme le conclut Sidiki Kaba : "Faire table rase du passé récent serait une erreur des autorités nationales et attiserait encore plus les tensions existantes. Le pouvoir doit immédiatement relever le défi de la lutte contre l’impunité, de la construction de l’État de droit et d’une justice indépendante.".


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TOGO, un coup d’État électoral perpétré avec la complicité de la France et de la communauté internationale

FRANÇAFRIQUE ET CIE

L’association Survie vous informe de la publication de son Rapport sur les élections au Togo.

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Eyadema, le père

Avril 2005. Le choix volé des Togolais

Rapport sur un coup d’État électoral perpétré avec la complicité de la France et de la communauté internationale

Eyadema, le fils  (dessin : Courrier International) - 29.7 ko

Eyadema, le fils (dessin : Courrier International)

Coordonné par l’association Survie Avec les contributions de : Ligue Togolaise des Droits de l’Homme, Commission diocésaine Justice et Paix de Lomé, Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), Kangni Alem, Benjamin Chevillard (revue Indésens), Clément Boursin (ACAT-France), Franck Ekon (Le Togolais.com), Thomas Loudenot et Charlotte Merle (Citoyens Sans Frontières), Ardiouma Sirima, Fabrice Tarrit, Comi Toulabor (CEAN, Sciences-Po Bordeaux), François-Xavier Verschave, Abdourahman Waberi.

Le 24 avril 2005, alors que les Togolais sont appelés aux urnes, le régime organise la fraude afin de permettre à Faure Gnassingbé, fils du dictateur Gnassingbé Eyadéma décédé quelques semaines auparavant, de succéder à son père.

Eyadema et le Saint-Esprit (Tintin ou Papa Chichi) - 80.4 ko

Eyadema et le Saint-Esprit (Tintin ou Papa Chichi)

Malgré les protestations du peuple togolais et la répression dont il est aussitôt victime, la CEDEAO (et à travers elle, la France) avalise les résultats donnant Faure Gnassingbé vainqueur.

Au Togo, dans les pays voisins, en France, un front du refus se met en branle. Convaincus que la vérité doit être connue sur ce qui s’est passé au Togo, que la fraude électorale doit être démontrée, des journalistes, des représentants d’ONG et d’organisations religieuses, des militants des droits de l’Homme, se rencontrent, communiquent par téléphone, échangent leurs écrits, manifestent. Un combat les rassemble, celui de la lutte contre l’impunité. Ce rapport met en lien leurs textes, articles, déclarations et autres documents. Produits pendant cette période, ils fournissent des éléments concrets d’appréciation et d’analyse sur les événements togolais. Y ont été ajoutés quelques textes de synthèse.

Rédigé rapidement pour pouvoir être publié avant que l’attention ne retombe – et pour aider à ce qu’elle ne retombe pas –, ce document obéit à la nécessité de rendre disponibles au plus tôt les tenants et aboutissants de cette crise politique et diplomatique majeure, qui pourrait affecter durablement l’essor démocratique du continent africain.

-  Contact Presse

Olivier THIMONIER

olivier.thimonier@survie-france.org

-  Association Survie

210 rue Saint-Martin 75003 Paris Tel : 01 44 61 03 25 Fax : 01 44 61 03 20 www.survie-france.org

-  Infos Relayées par ETILE René-Louis



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