26/11/2005

CHRONOLOGIE DES EVENEMENTS DU MOIS DE FEVRIER AU TOGO

6 FÉVRIER 2005 -  TOGO / DECES / EYADEMA / GB
Londres déconseille aux Britanniques de se rendre au Togo
La Grande-Bretagne a déconseillé dimanche à ses ressortissants de se rendre au Togo après la mort du président Gnassingbé Eyadéma, dans un communiqué publié par le Foreign Office. "Toutes les frontières, ports et aéroports sont apparemment fermés", a précisé le communiqué. Le Foreign Office a publié cette mise en garde en estimant que "la situation au Togo est très incertaine" à la suite de la mort du général Eyadéma. "Nous déconseillons de se rendre au Togo en attendant que la situation se clarifie. Les membres de la communauté britannique au Togo doivent rester discrets en attendant que la situation devienne plus claire", a indiqué le communiqué.

6 FÉVRIER 2005 -  TOGO / DECES / EYADEMA / FRANCOPHONIE
La Francophonie demande "l'application rigoureuse" de la Constitution au Togo
Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l'ancien président sénégalais, Abdou Diouf, a appelé à "l'application rigoureuse" de la Constitution togolaise, après le décès du président Eyadéma, a-t-on appris dimanche auprès de cette organisation. L'OIF rappelle que "pour préserver la démocratie, elle condamne les coups d'Etat et toute autre prise de pouvoir par la violence, les armes, ou quelque autre moyen illégal". L'OIF appelle en conséquence "au strict respect de toutes les dispositions contenues dans l'article 65 de la Constitution togolaise qui doivent s'appliquer en cas de vacance de la présidence de la République par décès". "Dès lors, Abdou Diouf, secrétaire général de l'OIF, en appelle à l'application rigoureuse de l'ensemble de ce dispositif constitutionnel qui doit conduire à l'organisation dans les 60 jours d'élections libres, fiables et démocratiques", conclut le communiqué.

6 FÉVRIER 2005 -  TOGO / DECES / EYADEMA / FIDH
Décès Eyadéma: la FIDH condamne "vigoureusement la dictature héréditaire"
La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) et la ligue togolaise des droits de l'Homme (LTDH) "condamnent vigoureusement la dictature héréditaire", après le décès du président togolais Gnassingbé Eyadéma et la désignation, par l'armée, d'un de ses fils au pouvoir. Dans un communiqué, "la FIDH et la LTDH, son affiliée togolaise, condamnent vivement ce coup d'Etat militaire et exigent le retour immédiat à l'ordre constitutionnel". Selon ce communiqué, "la mort du président Eyadéma doit être l'occasion pour la population togolaise d'entrevoir pour la première fois depuis 1967 la possibilité d'élections libres et démocratiques et non d'assister à l'enterrement définitif de l'état de droit avec le sacre d'une dictature héréditaire". Elles appellent aussi la communauté internationale à dénoncer "le coup d'Etat militaire et à exiger du Togo notamment les exigences de l'état de droit", rappelant que la mort de M. Eyadéma "doit mettre fin à 38 années de dictature, la plus ancienne du continent africain".

6 FÉVRIER 2005 -  TOGO / DECES / EYADEMA / FRANCE
Après la mort d'Eyadéma, Chirac s'implique pour le respect de la légalité (par Philippe GOULLIAUD)
Le président français Jacques Chirac a prôné dimanche, au lendemain du décès du président togolais Gnassingbé Eyadéma, le retour à l'ordre constitutionnel au Togo après que les instances africaines ont qualifié de coup d'Etat l'installation au pouvoir d'un fils du président défunt. Rentré la veille d'une visite au Sénégal puis au Congo, le président français a mené dimanche des consultations téléphoniques avec des chefs d'Etat africains de la région pour envisager avec eux la transition au Togo. "La France soutient les efforts engagés par l'Union africaine (UA) et par la CEDEAO pour convaincre les forces politiques togolaises de s'en tenir au strict respect de la Constitution", a souligné la présidence de la République. La France, qui condamne "toute forme de coup de force", est "totalement solidaire" de l'UA sur ce point. M. Chirac, qui connaissait de très longue date le général Eyadéma et le recevait régulièrement à Paris, s'était rendu en visite officielle au Togo en juillet 1999. Dimanche, le Quai d'Orsay a adressé une forme d'avertissement: "il est essentiel de veiller à ce que le processus de dialogue avec l'UE, entamé sous l'égide du président Eyadéma, se poursuive et aboutisse le plus rapidement possible". Alors que le Togo est étranglé économiquement par l'interruption de l'aide de l'UE depuis 1993 suite aux violences ayant émaillé le processus politique, Jacques Chirac a été très actif pour convaincre ses pairs européens de normaliser les relations avec Lomé. Une normalisation partielle a été décidée le 15 novembre par l'UE, en raison d'engagements pris par le pouvoir de Lomé, dont certains, tels que l'ouverture du dialogue avec l'opposition, avaient été mis en oeuvre.

6 FÉVRIER 2005 -  TOGO / DECES / EYADEMA / ALGERIE
Décès du président Eyadéma: "vive émotion" du président Bouteflika
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a exprimé sa "vive émotion" à la suite du décès samedi du président togolais Gnassingbé Eyadéma, dans un message adressé dimanche au président de l'Assemblée nationale togolaise Fambaré Ouattara Natchaba. "La disparition brutale de ce grand homme d'Etat n'est pas seulement une perte pour le peuple togolais. Elle l'est également pour tous ceux qui se souviendront de son militantisme en faveur de la promotion de l'idéal panafricain et de son action inlassable en faveur de l'instauration de la paix et de la sécurité en Afrique", écrit M. Bouteflika dans son message de condoléances. "Je garde personnellement un souvenir inestimable de ce leader africain qui a toujours eu à coeur de renforcer les relations d'amitié et de coopération entre l'Algérie et le Togo. Avec sa disparition, nous venons de perdre un ami d'une fidélité absolue", a-t-il ajouté.

6 FÉVRIER 2005 -  TOGO / DECES / EYADEMA
Togo: le président de l'Assemblée ne veut pas rentrer immédiatement
Le président de l'Assemblée nationale togolaise, Fambaré Natchaba Ouattara, qui se trouve au Bénin, "ne souhaite pas retourner à Lomé tant que la situation n'est pas stabilisée", a affirmé dimanche un diplomate béninois qui s'est entretenu avec lui. M. Ouattara qui devait constitutionnellement assurer l'intérim après le décès du président togolais Gnassingbé Eyadéma, est arrivé samedi soir au Bénin à bord d'un vol d'Air France dérouté sur Cotonou après la fermeture des frontières aériennes, terrestres et maritimes du Togo. Les autorités béninoises avaient annoncé dimanche matin que M. Ouattara serait conduit dans la journée à la frontière Bénin-Togo pour regagner son pays. Mais le responsable togolais "s'est désisté au dernier moment. Il ne souhaite pas retourner à Lomé tant que la situation n'est pas stabilisée", selon le diplomate béninois qui a requis l'anonymat.

6 FÉVRIER 2005 -  TOGO / DECES / EYADEMA / DROITS DE L'HOMME
Des militants africains réclament la fin de "la dictature militaire" au Togo
La Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho) a réclamé dimanche "une action urgente pour barrer la route à la poursuite de la dictature militaire au Togo" après le décès du président Gnassingbé Eyadéma et la désignation par l'armée d'un de ses fils au pouvoir. Cette action est "absolument nécessaire pour éviter les conséquences qu'un tel coup d'Etat pourrait entraîner dans une sous-région particulièrement éprouvée, fragilisée par des conflits, des sorties de crises laborieuses et des crises en état de latence", écrit cette organisation basée à Dakar dans un communiqué. "Le Togo est devenu l'otage du clan Eyadéma" et "c'est justement pour perpétuer +le système Eyadéma sans Eyadéma+ que le coup d'Etat a été soigneusement préparé et froidement exécuté pour installer le fils du président Eyadéma en violation de l'article 65 de la Constitution du Togo", poursuit le communiqué. La Raddho a également invité "toutes les organisations de la société civile et de la diaspora à manifester devant toutes les ambassades togolaises en Afrique et dans le monde".

6 FÉVRIER 2005 -  TOGO / DECES / EYADEMA / UE
L'Union Européenne met en garde le Togo: l'aide dépendra de la légalité (par Michael THURSTON)
Le Commissaire européen au Développement et à l'action humanitaire, Louis Michel, a appelé dimanche les responsables togolais au "respect strict des procédures prévues par la Constitution" au Togo, après le décès du président Gnassingbé Eyadéma. "J'en appelle au respect strict des procédures prévues par la Constitution. Toute autre démarche ne pourrait qu'hypothéquer la stabilité du pays, le dialogue politique interne ainsi que les perspectives d'amélioration des relations avec l'Union européenne", a-t-il souligné dans un communiqué. L'UE, principal contributeur du Togo, avec la France, avait interrompu son aide en 1993 après les violences ayant émaillé le processus de démocratisation. Bruxelles avait décidé en novembre de normaliser partiellement ses relations avec Lomé, en raison d'engagements pris par le pouvoir togolais, dont certains, tels que l'ouverture du dialogue avec l'opposition, avaient été mis en oeuvre. Le président Eyadéma avait annoncé en décembre son intention de dissoudre l'Assemblée nationale et d'organiser des élections législatives anticipées en mars ou avril 2005, ce qui devait permettre de normaliser complètement les relations avec l'UE. M. Michel s'est gardé de faire explicitement référence dimanche dans son communiqué aux conséquences financières d'un arrêt de ce processus de réformes, mais cette normalisation devait déboucher sur le déblocage de quelque 40 millions d'euros. "Les responsables togolais ne doivent pas rêver d'une reprise de l'aide si la solution de succession n'a pas de fondement constitutionnel", a déclaré sous couvert d'anonymat une source communautaire. Les appels au respect de la légalité constitutionnelle se sont multipliés depuis l'annonce de l'installation au pouvoir de Faure Gnassingbé, une mesure que l'Union Africaine a notamment dénoncé comme étant un "coup d'Etat". Une source européenne soulignait dimanche sous couvert d'anonymat que l'UE partageait cette analyse: "L'armée est impliquée. L'avion du président du parlement a été empêché d'atterrir. C'est bien un coup d'Etat militaire". M. Michel, qui s'était rendu fin décembre à Lomé, suivait de près dimanche l'évolution de la situation au Togo. Dès samedi, il avait appelé tous les responsables politiques à faire preuve de sérénité et les avait invités à rester solidaires et à poursuivre le processus de dialogue.

6 FÉVRIER 2005 -  TOGO / DECES / EYADEMA / FRANCE / DEFENSE
Mise en alerte des troupes françaises proches du Togo (ministre)
La France a mis dimanche en alerte ses troupes présentes dans la région du Togo, au lendemain du décès du président togolais Gnassingbé Eyadéma, a indiqué le ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie sur la radio française Europe 1. "Nous avons mis nos troupes en alerte si besoin en était. Nous espérons que la sagesse prévaudra et qu'effectivement les choses vont rentrer dans l'ordre. Pour l'instant le calme règne à Lomé, il n'y a pas de menace particulière. Nous sommes simplement vigilants", a déclaré Mme Alliot-Marie. Mme Alliot-Marie a précisé qu'avaient été mises en alerte "les forces qui sont aux alentours et qui pourraient avoir besoin d'intervenir pour protéger nos compatriotes". La France dispose de troupes prépositionnées notamment au Gabon, au Sénégal et en Côte d'Ivoire. Quelque 2.500 Français vivent au Togo. Le ministre a rappelé que "le temps des coups d'Etat militaire en Afrique est terminé" et que la constitution togolaise devait être respectée. "Elle prévoit qu'il y ait des élections dans les deux mois et cela doit avoir lieu", a insisté Mme Alliot-Marie, qui a rappelé que la Constitution togolaise prévoit également que le président de l'Assemblée nationale assure l'intérim. Le président français Jacques Chirac a prôné dimanche, au lendemain du décès du président togolais Gnassingbé Eyadéma, le retour à l'ordre constitutionnel au Togo après que les instances africaines ont qualifié de coup d'Etat l'installation au pouvoir d'un fils du président défunt.

6 FÉVRIER 2005 -  GABON / TOGO / DECES / EYADEMA / POLITIQUE 
Togo: Omar Bongo appelle à "respecter les constitutions"
Le président gabonais Omar Bongo Ondimba a qualifié dimanche de "grande perte pour l'Afrique" le décès la veille de son homologue togolais Gnassingbé Eyadéma et appelé au respect des règles constitutionnelles, tout en refusant de commenter le processus de succession. "C'est une grande perte pour l'Afrique", a déclaré le président Bongo à la presse à Libreville. "Le tort dans nos pays aujourd'hui, quand un président meurt, c'est qu'il y a une effervescence, des décisions prises à l'emporte-pièce. Dans d'autres pays, comme en Europe, cela est organisé, on se fie à la Constitution", a-t-il poursuivi. "Les constitutions, il faut les respecter", a répété le président Bongo tout en précisant: "mais je ne critique personne". L'armée togolaise a annoncé samedi qu'elle "confiait" le pouvoir à un des fils du rpésident défunt, Faure Gnassingbé, contrevenant ainsi à la Constitution qui prévoit que l'intérim est assuré par le président de l'Assemblée nationale et suscitant de multiples condamnations internationales, notamment de l'Union africaine (UA). "Moi je me garde de faire des commentaires; le président est mort, enterrons-le. Disons simplement aux Togolais: +il faut respecter la mémoire de celui qui est mort et les textes qu'il a laissés, notamment la Constitution+", a poursuivi le président gabonais. M. Bongo, arrivé au pouvoir en novembre 1967, quelques mois après le général Eyadéma, a évoqué à demi-mots sa propre succession. "Je veux bien faire confiance à tout le monde. Mais est-ce que ceux à qui je fais confiance pourront m'enterrer librement à l'heure où Dieu m'appelle?", a-t-il déclaré, sans plus de précision.

6 FÉVRIER 2005 -  TOGO / DECES / EYADEMA / POLITIQUE
Vacance du pouvoir: les députés votent la révision de la Constitution
Les députés de l'Assemblée nationale togolaise ont voté dimanche en séance extraordinaire la révision de l'article 65 de la Constitution portant sur la vacance du pouvoir en cas de décès du chef de l'Etat. Dans son ancienne version, l'article 65 prévoyait qu'"en cas de vacance de la présidence de la république par décès, la fonction présidentielle est exercée provisoirement par le président de l'Assemblée nationale" et l'organisation d'une élection présidentielle "dans les soixante jours de l'ouverture de la vacance". Le nouvel article 65 a supprimé le mot "provisoirement", et ne fait plus mention d'organisation d'un scrutin présidentiel. Les députés lui ont en revanche ajouté la phrase suivante: "le nouveau président de la République exerce ses fonctions jusqu'au terme du mandat de son prédécesseur". 61 députés, sur les 81 que compte le parlement, étaient présents à la séance extraordinaire et ont voté à main levée, et à l'unanimité, la révision des articles 65 et 144 de la Constitution, ainsi que la modification de l'article 203 du code électoral. L'article 144 de la Constitution stipulait qu'"aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie en période d'intérim ou de vacance ou lorsqu'il est porté atteinte à l'intégrité du territoire". Les députés togolais l'ont épuré de la manière suivante: "aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu'il est porté atteinte à l'intégrité du territoire" Enfin, ils ont modifié l'article 203 du code électoral, permettant à un ministre de retrouver son mandat de député en cas de démission de ses fonctions ministèrielles. Faure Gnassingbé était ministre dans le gouvernement, mais était auparavant député. Présidée par le président de la Commission des lois, Esso Solitoki, la séance a été ensuite suspendue, et devait reprendre dans la soirée pour élire le nouveau président de l'Assemblée.

6 FÉVRIER 2005 -  TOGO / DECES / EYADEMA / POLITIQUE
Faure Gnassingbé élu président de l'Assemblée togolaise par les députés
Le fils du président togolais Gnassingbé Eyadéma, Faure Gnassingbé, a été élu dimanche soir président de l'Assemblée nationale togolaise, après modification de la Constitution par les députés pour lui permettre de succéder légalement à son père décédé. Faure Gnassingbé, désigné samedi par l'armée togolaise pour succéder au président Eyadéma, a été élu président de l'Assemblée nationale, à l'unanimité de 67 députés, sur un total 81, qui participaient à une séance extraordinaire. Peu auparavant, les députés avaient voté la modification de deux articles de la Constitution, notamment l'article 65 portant sur la vacance du pouvoir en cas de décès du chef de l'Etat. Ils avaient ensuite adopté la destitution du président du parlement, Fambaré Natchaba Ouattara, qui devait constitutionnellement assurer l'intérim du président décédé. Diffusé en direct à la télévision nationale, le vote a eu lieu à bulletin secret, en présence de M. Gnassingbé, unique candidat, arrivé peu avant dans l'hémicycle. "Dans l'immense tristesse qui nous étreint tous avec la disparition du père de la nation, je ressens comme un immense honneur la responsabilité que vous venez de me confier", a déclaré à la tribune M. Gnassingbé, immédiatement après son élection. "Soyez assuré que j'ai pour chacun et pour chacune d'entre vous une immense reconnaissance. Sachez aussi que j'entends exercer mon action dans la continuité de l'action menée par mon illustre prédécesseur", a-t-il poursuivi. "Le Togo s'est engagé sans réserve dans un processus de démocratisation et d'ouverture que j'entends conduire jusqu'au bout avec votre précieux concours", a affirmé le nouvel homme fort du pays. "Notre seul souci doit être le bien-être des populations valeureuses de notre pays et j'aurais besoin de tout votre soutien pour promouvoir un meilleur Togo pour tous", a-t-il conclu, sous les applaudissements de la salle.

6 FÉVRIER 2005 -  TOGO / DECES / EYADEMA
Faure Gnassingbé, un héritier choisi avant sa mort par le président Eyadéma
Le fils du président Gnassingbé Eyadéma décédé samedi, Faure Gnassingbé, est devenu à 39 ans le nouvel homme fort du Togo après avoir été au centre du dispositif mis en place par son père pour lui succéder au pouvoir. Faure Gnassingbé a pour mère une femme Atakpamé, originaire de la région des plateaux dans le sud du pays (alors que le général Eyadéma était un Kabyé venu du nord du Togo). Il a suivi des études de finances et de gestion en France et aux Etats-Unis, où il a obtenu un Master en Business Administration (MBA), avant de rentrer au pays au milieu des années 1990. "Faure", comme l'appellent communément ses proches, exerçait jusqu'à samedi les fonctions de ministre des Mines, de l'équipement et des télécommunications au sein de l'actuel gouvernement. Il était surtout le "grand argentier" et conseiller financier de son père, dans les domaines des phosphates, de la téléphonie ou de la prospection pétrolière. Il suivait les intérêts de la famille au sein de plusieurs entreprises "privatisées" et installées dans la zone franche de Lomé (dirigée par son frère Kpatcha Gnassingbé). Homme discret, réputé habile, Faure Gnassingbé est considéré comme le chef du "clan des progressistes" au sein du Rassemblement du peuple togolais (RPT, parti présidentiel), dont il est également député pour la circonscription de Blitta (centre). Outre l'armée, il peut en théorie compter sur le soutien de plusieurs ministres du gouvernement de son père: les ministres de l'Intérieur, Akila-Esso Boko; de la Justice, Katari Foli-Bazi; de la Communication, Pitang Tchalla; ou encore le secrétaire-général du RPT, Dama Dramani.

 


15:52 Écrit par K. Kpadja | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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