11/11/2005

Togo: Histoire et informations

L'histoire ancienne

 

Depuis le Ier millénaire, le Togo a été parcouru par des vagues de migrations successives, qui ont donné au pays sa configuration ethnique actuelle. On dispose de peu de sources concernant l'histoire ancienne du Togo. On sait cependant que des royaumes, comme l'Atakpamé et le Notsé, existaient avant l'arrivée des Européens. Mais l'histoire politique du Togo fut essentiellement marquée, à partir du XVIIe siècle, par l'essor et l'hégémonie du royaume du Dahomey (également appelé royaume d'Abomey, du nom de sa capitale) à l'est, et du royaume ashanti à l'ouest.

Au XVe siècle, les Portugais atteignirent la côte togolaise; mais ce littoral, dépourvu d'abris naturels et dont l'accès est rendu difficile par la barre, se prêtant mal à l'établissement de comptoirs, ils n'y implantèrent aucun établissement durable. À partir du XVIe siècle, ils pratiquèrent cependant un commerce actif et la traite négrière se développa à partir du XVIIe siècle, autour du comptoir de Petit-Popo (actuel Anécho). Au XVIIIe siècle, les Danois venus de Christianenborg (l'actuelle Accra), s'implantèrent à leur tour; ils furent suivis, à partir des années 1780-1800, par de nombreux «Brésiliens», anciens esclaves libérés et rapatriés du Brésil ou descendants de Portugais installés au Togo, qui participèrent aux échanges côtiers.

Certains, tel Francisco Felix da Souza, établi à Petit-Poto puis futur chacha du Dahomey, firent fortune dans le commerce du tabac, du rhum, des tissus et la traite des esclaves. Au XIXe siècle, l'essor des produits «licites», en particulier l'huile de palme, entraîna la nécessaire reconversion des traitants européens et «brésiliens».


LA NAISSANCE DU TOGO

Le Togo doit son nom à un petit village riverain du lac Togo, situé á environ 30 Km à l'est de Lomé, la capitale du Togo actuel. Le lac deviendra plus tard aussi le Lac Togo.

Togo est en fait un mot EWE signifiant la rive ou l'autre rive, ou encore au bord de la rive suivant les circonstances.

Pourquoi ce village? tout simplement parce que le roi qui avait entériné l'acte de protectorat avec les Allemands en 1884, faisant du Togo une colonie allemande régnait sur cette contrée.

 

LES EVENEMENTS DE LA GOLD COAST ET LA CRÈATION DE LOMÈ EN 1880

Des escarmouches terribles opposeront les anglais aux indigènes et avaient comme causes les travaux forcés et les taxes excessives. Les Anglais annexeront des territoires supplémentaires, á l'exemple du pays Anlo. Un capitaine Anglais sera charger par les autorités britanniques de concrétiser ces annexions.

Il fixera délibérément et personnellement -pour des raisons inconnues - les frontières á Some à 7 km environ de la frontière actuelle d'Aflaou, entre le Togo et le Ghana. Il faut relever que c'est la première fois que les anglais créaient un territoire aussi vaste sur le continent africain. Jusque là ils se contentaient de certaines îles. Etant donnée que cette conquête pourrait revenir cher à la métropole - et le sera d'ailleurs - il était jugé utile que la colonie s'autofinancerait elle même. D'où les taxes exorbitantes.

Dénu sera créé en 1875, toujours comme réaction aux taxations des autorités anglaises et devint aussitôt un nouveau centre commercial. Les pertes fiscales s'élevèrent á £ 30.000 anciens. Ce qui représentait environ 1/3 du budget de l'administration anglaise de la zone occupée. Après des négociations non fructueuses, Dénu sera aussi annexé et la frontière sera établie cette fois à Aflaou le 01-12-1879, là où elle se trouve de nos jours.Ce même phénomène sera á la base de la création de Lomé en 1880. C'est á dire que les peuplements de Denu et Aflou, de nouveau soumis aux taxes excessives, essayerons de s'y soustraire et créaient Lomé. Les Anglais de Kéta réagirons, comme il fallait s'y attendre et réclameront de la part de Londres l'annexion de Lomé aussi. Lomé aurait pu connaître le même sort que Denu.

Mais le gouvernement de Londres refusa. Il ne voulait pas du tout se donner á ce jeu. Il argumentera. Qu'en sera -t- il, si les indigènes réagissaient et créaient encore d'autres centres de commerce en dehors de leur zone d'influence.

 

VERS LA COLONISATION ALLEMANDE

WILLIAM, fils d'esclaves libérés et originaire de la Sierra Leone, devient très influent dans la région et à Glidji. Il réclamera avec d'autres personnes de la place un protectorat auprès des allemands en 1881. Ceci pour Aného et Ségo. Les
Lawsons, qui seraient anglophones et anglophiles réagissaient et écrivirent 12 jours plus tard á Londres pour demander á être protégés. Le fond du Problème était la recherche des alliances pouvant garantir la protection des intérêts commerciaux des Clans en places et par là leur pouvoir économique.


Ceci dit ils demandaient une protection, qui en fait était une invitation á la colonisation. Avaient-ils conscience de cette situation ? Là est la grande question. Londres refusera pour la deuxième fois. Deux ans après JULES FERRY arriva au pouvoir et accepta la demande. Ce fut une curieuse décision dont le décret signé, resta caché. Il ne sera jamais publié au journal officiel anglais. Au même moment, le marseillais Cyprien FABRE très riche ,influent, possédant des navires marchands et disposant d'intérêts sur les côtes ouest africaines, plaidait pour la colonisation. Il défendait aussi naturellement ses intérêts. WILLIAM, lui réorganisa entre temps les choses et nomma son cousin roi à POPO. Il devint lui même son premier ministre et imposa ses idées, étant donné surtout que le roi manquait de charisme et de personnalité.
Les commerçants allemands installés sur les lieux, devenaient de plus en plus inquiets de l'évolution des influences et des conflits dans la régions.

Entre 1882 et 1883 eurent lieu des conflits ouverts entre les nations européennes á propos des colonies ou zones occupées. Notons pour mémoire le Congo belge. Ce qui abouti á la conférence de Berlin (1884-1885). Cette conférence ,il faut le souligner, n'a pas encore de fait partagé expressément l'Afrique. Elle a par contre décider des modalités et des règles du partage. L'empereur allemand Bismarck ne devait commencé par s'intéresse á l'Afrique qu'a partir de 1883. Compte tenu du peu d'expérience du Reich allemand en matière de conquête coloniale jusque là, il s'adressera d'abord á des villes de tradition commerciale et opérantes en Afrique comme Bréme, Hambourg, Toulouse....Il aura des informations plus ou moins contradictoires.

Suite alors aux conflits répétitifs entre commerçants allemands et les indigènes, Bismarck se résoudra á envoyer un navire de guerre dans la zone, aussi á Aného, Ségo pour apaiser les tensions et régler les différends entre les LAWSON et les ADJIGO. NACHTIGAL GUSTAV alors consul allemand á Tunis et qui avait déjà parcouru les régions du Nil et dont tout de même la santé était fragile ,reçu l'ordre de Bismarck de se rendre á Douala en 1884 et de l'annexer, mais lui déconseillait par contre l'annexer d'Anécho au Togo. Mais les circonstances se présenterons autrement sur place. Le 18.06.1884 les anglais de Kéta arrivaient á Lomé, menaça de l'annexer si la ville ne se soumettais pas. CHALLINGER, leur responsable promit revenir dans un mois avec ses troupes pour soumettre la ville. Juste à ce moment arriva NACHTIGAL GUSTAV sur les côtes togolaises et passa devant Lomé, puis parti sur Anécho. De ce passage devant Lomé restera d'ailleurs l'une des cartes les plus exactes de ce temps là.

Une fois arrivé sur place á Anécho il se verra confronté á des lettres, des doléances et des appels au sécours de la part des commerçants allemands. Ces derniers demandaient la protection de l'envoyé spécial de l'empereur Bismarck. NACHTIGAL GUSTAV qui souffrait d'ailleurs de fièvre, ne se fera pas longtemps supplier. Le problème majeur qui se posa, fut celui de la légalité de l'acte à signer. L'inquiétude porta sur le la représentation des indigènes. Mais aussi le temps pressait, alors on fût signé l'acte par un représentant d'un roi, qui serais son Porte-Canne. L'était-il réellement ? Là persiste aussi une grosse interrogation. Car certaines sources parlent d'un remplaçant choisit pour les circonstances.


La signature eu lieu le 06-07-1884 á Baguida situé á environ 13 Km de Lomé. Alors il fallait confirmer ou authentifier l'acte par le roi dont le représentant ou le porte-canne signa le traité de protectorat. Ce roi sera choisit en la personne du roi MLAPA III de Tõgo (plus tard Togoville). Un autre problème surgit, mais il ne fût pas de taille compte tenu des uses et coutumes de la region. En fait le roi ne vivait plus en ce mois de juillet 1884. Le Traité sera confirmé par la cour de celui-ci en conformité à la tradition, qui stipulait que la cour exécutait les tâches du roi en l'absence de celui-ci et avec les mêmes effets. Ce qui fut fait à Tõgo (Togoville) 15 jours après la signature initiale de Baguida, c'est à dire le 21.07.1884.

L'envoyé NACHTIGAL GUSTAV mettra aussitôt le cas sur Douala, le but initial de son voyage, d'où il repartira plus tard pour l'Allemagne qu'il n'atteindra jamais. Il mourut sur le chemin de retour et sera enterré une première fois au Liberia. Ses restes seront ramenés un peu plus tard á Douala, où il reposera définitivement. C'est á partir de ce moment - la signature du Protectorat á Baguida puis sa ratification á Togoville- que la zone neutre située dans le temps entre le royaume Ashanti et le royaume d'Abomey et plus tard entre le Gold Coast (anglais) et le Dahomey (francais) entrera dans l'histoire et la géographie du monde sous le nom de TOGO

 

LE TOGO ALLEMAND

 

La signature du traité de Protectorat à Baguida en 1884 fera de cette Agglomération la première capital du Togo colonie allemande. Mais ce fut seulement jusqu'en 1893. Entre temps en 1891 le Togo sera mis sous le ressort du Bureau des colonies qui était lié lui même au ministère des affaires étrangères allemande. A partir de 1893 Anécho succèdera á Baguida, mais transmettra tout juste après en 1897 le flambeau à Lomé. Le siège de l'admistration sera transféré de Sebevi à Lomé. Dans la même année les forntières au Nord du pays par rapport aux zones francaises, le Dahomey(Benin) et la Haute Volta (Burkina), seront fixées. Et Lomé devint depuis lors la capital du Togo jusqu'à nos jours.

En 1897 aura lieu le partage de la zone encore libre entre le Togo allemand d'alors et la Gold Coast. C'est ainsi que Salaga et le triangle de la Volta seront attribués aux Anglais de la Gold Coast. deux ans plus tard intervient l'accord sur les frontières avec les Anglais. L'occupant allemand entreprit de grands travaux, malheureusement à base de travaux forcés. Et comme on devait s'y attendre les populations locales se révoltèrent. Les résistances á la pénétration allemande étaient plus fortes autour de Kpalimé et encore plus organisées dans les contrées Komkomba, Bassar, Kabye et Gourma au nord du pays. Les révoltent augmentaient en intensité au fur et à mesure que les occupants allemands s'enfonçaient à l'intérieur des territoires du Togo conquis. Ce qui conduisit tout au longs des années jusqu'en 1900 á des soulèvements-répressions-négociations, qui ont fait assez de martyrs.

Les travaux entrepris en ces temps, consistaient en la construction des routes, ponts, aux tracés de chemin de fer, les stations de retransmission dont le puissant centre émetteur de KAMINA á environ 7 Km de Lomé, d'ou on reliait directement Berlin…et l'exploitation des cultures d'exportation (essentiellement dans la région des Plateaux). Les allemands voulaient faire du Togo une colonie modèle (Musterkolonie). Le Togo devait servir d'exemple de développement de colonie et de référence de gestion à d'autres protectorats. Les premières 13 années du XXième Siècle seront les plus réussies en terme de réalisations et de concrétisation de ce modèle, tant souhaité par les occupants allemands.

**** En 1904 fut contruit le premier Wharf de Lomé,


 

**** Le 18 Juillet1905 déjá sera mise en fonction la ligne de chemin de fer Lomé-Aného (44 km) et baptisée la ligne de la noix de coco.

****Le 27 Janvier 1907 sera inaugurée la ligne du café et du cacao, la ligne Lomé-Agomé-Kpalimé 119 km de long. Les coûts s'élévaient à 7,8 Mio Mark et seront suprotés par le Togo,

****Le 1er Avril 1911 entra la ligne Lomé-Attakpamé (160 km) en fonction. Elle sara prolongée dans la période du mandat francais jusqu'à Blita au centre du Togo.

Au niveau du transport maritime on pauvait retenir entre autres les données. En 1912 un peu avant que les allemands ne quittèrent le Togo, les services de poste et télégraphie se présentaient de la sorte. Il y avait déjà environ 1006 km de cables (lignes) de télégraphie intérieure avec 22 stations dont 5 pouvaient faires des liasons intérieures et extérieures.Il y avait aussi 5 échanges mensuelles de couriers postaux avec Berlin (Allemagne) qui prenaient entre 17 et 31 jours.

Pour marquer la prèsence allemande et créer une référence ou une identité à l'instard des colonies francaises et anglaises, les allemands chercherons à introduire des attributs étatiques au Togo. Ainsi bénéficiera le Togo d'une armoirie en 1914, qui sera utilisée jusqu'en 1919. Mais le projet de couleurs nationales n'avait pas abouti avant la perte du Togo en faveur des Francais et Anglais, elles seront toute fois utilisées de 1913 à 1916

Sur le plan de peuplement on pouvait noter:

- En 1910: il y avait 372 Européens au Togo,
- En 1909 ils étaient encore 330 dont 337 allemands avec seulement 62 femmes,
- En 1911 ils seront 363 et 345 en 1912.

Par contre la population locale se composait en 1910 de 1.003.000 habitants , suivant les récenssements et les estimations d'alors. Il faut noter que ces chiffres incluaient aussi le Togo britanique. Ces peuplements se repartissaient entre autre comme suit: En matière de formation scolaire il eu au Togo allemand essentiellement d'écoles de missions catholiques et protestantes. Ainsi le Togo comptait 163 établissements scolaires évangéliques et 196 catholiques.Les catholiques avaient créé en plus un centre de formation d'enseignants. Il y avait que 3 établissements scolaires étatiques respectivement à Lomé, Sokodé et Sansané Mango.

L'Allemagne n'avait pas entretenu de troupes (de protection ou d'occupation), mais und police locale, constituée en majorité d'indigènes. Et le Togo était la seule colonie dans ce cas. La présence allemande au Togo s'acheva avec la défaite de l'Allemagne á la 1ière guerre mondial. En fait le substitut du gouverneur au Togo, VON DÖRING proposa aux débuts des hostilités en 1914 aux alliées (Anglais et Français) d'observer une neutralité. Mais hélas ces homologues français au Dahomey et anglais en Gold Coast refusaient. Les français principalement convoitaient le centre émetteur de KAMINA. Après avoir perdu ce centre le 26.08.1914 les allemands se rendirent. Et ce fut la fin des hostilités au Togo, dans le cadre de

la 1ière guerre mondiale. Les nouveaux occupants se partageaient le Togo en y installant des commandements militaires. PORTO SEGORO et ANEHO à l'est allaient aux français et LOME, MISAHOHOE à l'ouest revenaient aux anglais.

Lome  

 

                                

                                   Le Roi Mlapa III                      Gustav Nachtigal

Togo, Hamburger Strasse in Lome


Togo, Hamburger Strasse in Lome (zeitgenössische Postkarte)

http://www.deutsche-schutzgebiete.de/default_kolonien.htm

Togoland

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Schutzvertrag
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LE DEPART DES ALLEMANDS ET L'ARRIVÈE DES FRANÇAIS ET ANGLAIS :

Comme déjà souligné en haut l'Allemagne perdait le Togo aux premiers jours de la première guerre mondiale. A la fin de la guerre, et sur la base du traité de Versailles du 28.06.1918, le Togo d'alors avec environ 90.500 Km2 de superficie, sera définitivement retiré aux allemands. Les vainqueurs français et anglais procédèrent à un second et définitif Partage le 10.07.1919 àLondres. Et en 1922 les deux Togo seront placés par la SOCIÈTÈ DES NATIONS (SDN) sous mandats. Les 2/3 environ du Togo allemand, y compris toutes les 56 Km de zone côtière sera sous mandat français et le 1/3 restant allait sous mandat anglais. Cette situation persistera jusqu'en 1946.

 

Lomé

 

Le mandat français est décrit essentiellement dans les directives de la Métropole comme ayant servi pour la mise en place d'un système de régulation des marchés, l'institution des sociétés de prévoyance et des Stations agricoles, des systèmes d'enseignement public en langue française et l'arrivée de certaines sociétés françaises de commerce. Dans la même période le 2ième WHARF de Lomé à été inauguré en 1928 à environ 3 Km de l'ancien. Mais il ne faut pas oublié, que tout comme la colonisation allemande, la présence française avait été aussi caractéristique de travaux forcés.

Après la seconde guère mondiale le Togo sera alors placé en 1946 par les NATIONS UNIONS (ONU) sous le régime international des tutelles des puissances occupantes (francaise et anglaise). Après un référendum en 1956 le Togo britannique sera rattaché á la Gold Coast. L'ensemble devint indépendant en mars 1957 sous le nom de GHANA. Le Togo français est le Togo actuel. Les français ont plutôt voulu ne pas le rattaché au Bénin voisin, mais en faire une entité à part.
Tout comme ailleurs il y a eu des mouvements de résistance á l'occupation au Togo, aussi bien sous les allemands de même que sous les français.

Ces mouvements vont avec le temps et les expériences acquises s'organiser et á petit coup, se profiler en forme d'associations, de syndicats et plus tard sous forme de partis politiques. De la même manière les revendications vont évolués dans le temps pour aboutir en fin de compte aux aspirations indépendantistes. Voulant devancer les événements et/ou affaiblir la résistance, la France favorisait des regroupements de gens qui seraient favorables àleur présence. Ainsi un CONSEIL DE NOTABLES fut institué déjà en 1922. La contre action ne tarda point et prend la forme des DUAWO en 1931; qui signifie en EWE á peu près "les peuples". IL se voulait un regroupement de notables, autrement des dignes représentants des peuples.

Deux ans après, les adeptes du retour éventuel des allemands - du moins ce qui étaient de l'avis que l'occupation allemande était préférable - se manifestaient en association " TOGOBUND " et étaient soutenus par la DTG (Deutsche Togo Gesellschaft), une société commerciale togolo-allemande. Pour contre-attaquer de nouveau l'administration française soutenu d'autres structures, dont la création du Cercle des Amis de la France en 1938 qui deviendra en 1940/1941 le Comité de l'Unité Togolaise (CUT), et devais regrouper les notables du sud et nord du Togo.

Ce cercle avait comme vice président un " certain " SYLVANUS OLYMPIO. En fin de compte cette association d'amis de la France se retournera contre son initiateur, le gouverneur français MONTAIGNE, car les causes défendues par les opposants á l'occupation étaient trop nobles et normales pour être longtemps ignorées.

Les retournements de situations durant la 2ème guerre mondiale, le débarquement des alliées en 1942 en Afrique du nord et qui suscita une scission dans les hiérarchies militaro-politiques francaises, engendra même des arrestations au Togo. Ceci autant dans les milieux sympathisants européens qu'africains.

Le bureau renouvelé en 1946 comptait désormais Augustino DE SOUZA comme président et l'ancien vice-Président Sylvanus OLYMPIO comme nouveau vice-président. En 1946 (le 8.12) le CUT remporta la majorité à l'assemblée territoriale et S. OLYMPIO devint député président de cette assemblée. En cette année 1946 apparaît les grandes lignes du CUT, avec le désir de réunir les territoires EWE des deux Togo et celui de l'indépendance. Le défenseur de cette " ALL EWE CONFERENCE " côté Ghanéen était un certain Daniel CHAPMAN. Lui et S. OLYMPIO iront jusqu'à défendre cette idée á l'ONU. Mais elle n'aboutira pas.

Le PTP de Nicolas GRUNITZKY, le UCPN de Antoine MEATCHI et autres seront aux premiers plan du paysage politique. Le 16.04.1955 la France accorde à l'assemblée territoriale de la colonie plus de pouvoirs et la possibilité de disposer d'un conseil de gouvernement. Les luttes des peuples des colonies à se prendre en chargent eux même se faisaient pressantes de toute part. Les occupants se sentaient de plus en plus poussés contre le mur. La France par Son Ministre d'Outre-mer adopta le 23.06.1956 alors une loi du nom de celui-ci, la loi Gaston DEFFERRE, qui s'est assigné le but entre autre de concéder une autonomie interne aux colonies. Ces dernières resteraient toute fois françaises. La aussi, comme du temps des allemands le Togo fut choisi pour servir de territoire pilote et devint le 30.08.1956 une république autonome, à la suite d'élections.Nicolas GRUNITZKY devint alors Premier ministre.

En 1956 eu lieu un référendum dans la partie britanique du Togo, dont le "OUI" au rattachement de cette portion de 33.000 Km² à la Gold Coast l'emporta de justesse avec 57,9% des voix. Sylvanus OLYMPIO devint alors le 1er Premier Ministre du Togo. L'assemblée issue de ces élections vota le 16.05.1958 l'indépendance du Togo pour le 27.04.1960. Ce qui fut fait et en septembre 1960 le Togo obtint un siège à l'ONU.

DE L’INDÉPENDANCE AU PARTI UNIQUE

LE TOGO SOUS SYLVANUS OLYMPIO


La lutte pour l’indépendance du Togo est indissociable du nom de Sylvanus Olympio.
Avec la nouvelle donne politique favorisée par l’Assemblée générale de l’ONU, le Conseil de tutelle va servir en plusieurs occasions à Olympio pour ses déclarations et ses pétitions contre l’administration française. Le Togo était entre les années 1945-1960, un territoire associé, membre de l’Union française.
Sylvanus Olympio entendait faire d’une pierre deux coups : se servir des dispositions offertes par le Conseil de tutelle pour revoir le tracé colonial des frontières, puis affranchir son pays de la domination étrangère. 

Sous l’impulsion de S. Olympio, le CUT se métamorphose vers la fin des années 1945, en un vrai parti politique. Le CUT est alors composé de l’élite bourgeoise et de la jeune intelligentsia togolaise. En 1946, le parti inscrivit à son programme la réunification des territoires éwés et l’indépendance du Togo. Parallèlement, dans le cadre du tracé des frontières, Sylvanus Olympio et un intellectuel de la Gold-Coast, Daniel Chapman, défendirent à l’ONU l’idée de la réunification des peuples éwés du Togo et de la Gold-Coast. Ils créèrent l’Association "All Ewé Conference" dans ce but.
Mais en Gold-Coast, le parti de Kwame N’Krumah réussit à obtenir l’autodétermination, puis l’indépendance de son pays. En 1956, une grande partie des habitants du Togo britannique se prononça pour la fusion avec la Gold-Coast et la levée de tutelle. Les revendications de Sylvanus Olympio pour un Togo éwé ne rencontreront plus d’échos à la tribune des Nations-unies.
Le 8 décembre 1946, Sylvanus Olympio fut élu député et président (cinq ans durant), de la première assemblée représentative du Togo, après avoir raflé la presque totalité des sièges. 
Après l’indépendance de la Gold-Coast en 1957, de nouvelles élections se tinrent au Togo pour le choix des représentants à la nouvelle Assemblée. En 1952, Sylvanus Olympio démissionna du groupe Unilever qui voulait l’affecter à Paris sur les insistances des autorités françaises. Enfin, il pouvait s’adonner totalement à sa mission de réunification et d’indépendance de son peuple. Le CUT et ses alliés revendiquant l’indépendance, arrivèrent en tête de presque toutes les consultations électorales, nonobstant les fraudes et les intimidations de la part des autorités françaises.
Pour trouver un remède au ferme vouloir indépendantiste de Sylvanus Olympio, les autorités françaises, fidèles à leur politique de division, entreprirent de faire naître une scission dans le camp du CUT. Ainsi naquit l’UCPN (l’Union des Chefs et des Populations du Nord), destinée à trouver un complément au PTP (Parti Togolais du Progrès) de Nicolas Grunitzky, qui n’avait pas d’audience dans le Nord, mais qui était soutenu à bout de bras par l’administration française.
Tous les prétextes étaient bons pour mettre les bâtons dans les roues du CUT et de son leader. En 1954, M. Olympio est condamné pour non-déclaration de revenus à l’étranger. Le tribunal correctionnel de Lomé le somme de payer cinq millions de francs d’amende. Il perd ses droits civiques pour cinq ans. Un moyen pour les autorités françaises de le maintenir à l’écart des grandes décisions concernant l’avenir du Togo.

Sylvanus Olympio et son parti, le CUT, ainsi éloignés pour un temps de la scène politique, l’administration française se frottait les mains et ses protégés le PTP et L’UCPN gagnaient toutes les consultations électorales. Les élections de 1956 à propos de la loi Defferre, sur l’autonomie interne, furent remportées par ces formations politiques. Mais Sylvanus Olympio revint de son purgatoire politique. Le 27 avril 1958, le CUT remportera avec ses alliés (JUVENTO et MPT), les consultations relatives à la levée de l’autonomie et à l’octroi de l’indépendance.
 

En mai 1958, le Haut commissaire de France est obligé de proposer Sylvanus Olympio comme Premier ministre de la République du Togo. Mais l’indépendance officielle ne sera proclamée que deux ans plus tard, le 27 avril 1960. Certains historiens affirment que cette décision fait suite à un accord entre De Gaulle et Olympio. D’autres spécialistes du Togo, à l’instar de Jean de Menthon, soutiennent qu’" Olympio voulait élaborer une nouvelle Constitution, réformer les collectivités locales, promouvoir le self-help (aide-toi, toi-même). Olympio voulait enfin, redresser la situation financière, s’entourer de l’avis d’experts internationaux sur le développement à entreprendre. "  [de Menthon (J.), A la rencontre du Togo, L’Harmattan, Paris, 1993, p.127.]  En somme, le futur premier Président du Togo, tentait de mettre en route les conditions d’une véritable indépendance avant le jour J.
Le 27 avril 1960, il proclamera l’indépendance officielle du Togo. Le 9 avril 1961, il sera élu président de la République.
Sylvanus Olympio a gagné la guerre contre le colonisateur. Il va progressivement mener une lutte contre ses adversaires politiques. Son régime se mua vite en règne autoritaire frisant la tyrannie. Bon nombre de ses adversaires du PTP et de l’UCPN furent mis en prison; ses propres amis politiques aussi parfois. Le leader du PTP (Nicolas Grunitzky) et le chef de l’UCPN (Antoine Méatchi), furent contraints à l’exil.
Sur le plan économique, S. Olympio, grâce à sa formation d’économiste, géra de façon admirable le budget du Togo. Alors que les derniers budgets étaient déficitaires, celui de 1960 fut équilibré sans aucune aide extérieure. Dans le cadre de l’une de ses allocutions mensuelles de 1961 à la nation, le président Olympio annonçait une possibilité de participation du Togo à la Compagnie Togolaise des Mines du Bénin (CTMB) à hauteur de 20% du capital social. Il se montrait dans ce discours, heureux de faire savoir au peuple, la possibilité en étude par le gouvernement, de céder une certaine partie des actions aux Togolais qui en exprimeraient le désir. Ce faisant, Olympio abordait un sujet qui lui tenait particulièrement à cœur, celui de la mobilisation de l’épargne togolaise pour la construction économique du pays. Occupant lui-même la charge de ministre des Finances, il rêvait d’une indépendance économique pour le Togo. Il était rigoureux envers les dépenses de l’administration et de ses ministres ; vivant lui-même simplement, circulant parfois en vélo dans les rues de la capitale.
Apprenant la fin de la guerre d’Algérie, le président Olympio aurait confié à son gendre : "C’est une bonne chose, mais je crains fort que les troupes africaines qui seront démobilisées ne viennent semer le trouble dans nos pays. " [Agbobli (A.), Un destin tragique, Livre SUD, NEA, Sénégal, 1992, p. 23.] 

Quelques mois plus tard, il sera la première victime de ces soldats démobilisés. Au-delà de ses erreurs, Olympio était à la recherche d’un certain bien-être pour son peuple.

LA PREMIERE REPUBLIQUE

Comme partout ailleurs sur le continent noir la figure emblématique des mouvements indépendantistes au Togo devient le 09.04.1961 le Premier Président du Togo indépendant. Le même jour la première constitution du jeune Etat a été promulguée. Le premier président formera un premier gouvernement de 9 membres.

 

En fait qui est Sylvanus OLYMPIO ?


Il naquit un jour de Septembre 1902 à Kpandu au Ghana (Gold Coast). Sa mère originaire du Nord-Togo est l'une des 7 femmes de Epiphanio Elpidio OLYMPIO, lui même fils de l'immigrant commerçant brésilien Francisco OLYMPIO. Il aura un cursus scolaire très influencé par les multiples alternances de dominations occidentales dans la régions. Il fera l'école primaire chez les catholiques allemands à Lomé, puis la secondaire sera anglaise. Enfin il fera ses études universitaires d'économie et de droit à Londres, qu'il approfondira en France. Il travaillera d'abord au Nigeria et reviendra plus tard au Togo, où il sera cadre à l'UAC puis à UNILEVER. Il quittera ce dernier en 1952 pour se consacrer entièrement à la politique au sein du CUT.

Le Togo de S. OLYMPIO initiera en 1962 avec le Libéria de William TUBMAN la rencontre de Monrovia (Liberia) des pays d'Afrique, qui se tiendra une 2ieme à Lagos au Nigeria. De là est partie la volonté d'y associer aussi le groupe Casablanca, considéré alors comme était le plus radical, pour créer une organisation régionale africaine. Ce sera chose faite plus tard sous la forme de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA). La rédaction des textes constitutifs fut conviée aux initiateurs togolais et libériens. Le Président OLYMPIO devrait présenter la première ébauche des projets de testes au libérien TUBMAN lors de la visite prévue chez ce dernier du 14 au 18 Janvier 1963. Il ne fera jamais cette visite, parce qu'il sera assassiné la veille.

 

La mort de Sylvanus Olympio


Sylvanus Olympio est mort assassiné. C’est un fait. Mais les témoignages divergent sur les circonstances exactes de ce meurtre. Parmi les recoupements des faits dans la presse internationale, ceux du mensuel Afrique-Asie [Afrique- Asie , juin 1992, n° 33, p. 11 , 12.] , repris par le journal privé togolais Nyawo dans sa nouvelle série (n° 17) , semble plus proche de la vérité. Les faits.
Samedi 12 janvier 1963. Il est 23 heures. Mme Dina Olympio entend des bruits insolites. Puis, des coups de feu éclatent et résonnent dans la nuit. Le président Olympio, instinctivement averti du danger, escalade le mur qui sépare sa maison de l’ambassade des Etats-Unis. Il trouve refuge dans une vieille Buick poussiéreuse. 
Un peu plus tard, les militaires défoncent le portail, pénè-trent dans la villa, fouillent partout. Ils ne trouvent pas le Président, mais emporteront argent et bijoux.
Au petit matin, les soldats informent le commandant Maîtrier de leur chasse infructueuse. Le commandant apprend la nouvelle à l’ambassadeur de France, Louis Mazoyer. Ce dernier panique un court instant : comment expliquer l’affaire à Paris ? Déjà sur les ondes de quelques radios en France, on a déjà annoncé la mort du Président togolais. L’Ambassadeur saisit son téléphone et appelle son homologue américain, Léon Poullada, lui demandant si Olympio ne se trouve pas par hasard dans son ambassade. M. Poullada cherche et trouve Olympio. Il en avertit Mazoyer. Le Français demande à l’Américain de demeurer "en dehors du coup", et de se débarrasser du président Olympio. Ce qui se fera : les putschistes foncent à l’ambassade américaine et arrêtent le président Olympio. Le président Sylvanus Olympio est emmené hors de l’ambassade. 
Les soldats attendent une Jeep qui doit les transporter avec le prisonnier au camp du Régiment interarmes. La Jeep arrive. A son bord, le sergent Eyadéma. Celui-ci aurait demandé aux soldats d’abattre le prisonnier. Un soldat nommé Kara tire : juste aux pieds du président Olympio assis sous un arbre, sans le toucher. Le sous-officier Eyadéma se serait alors saisi lui-même du fusil-mitrailleur. Il aurait tiré à bout portant trois balles sur le Président : deux dans la poitrine et un troisième dans l’abdomen. Puis Eyadéma sort de sa poche un couteau et coupe les veines du président Olympio.

De retour au camp, l’adjudant Emmanuel Bodjollé apprend qu’Eyadéma a tué Sylvanus Olympio au lieu de le faire prisonnier. Bodjollé fait arrêter le sergent Eyadéma. Mais le commandant Maîtrier intervient et fait libérer Eyadéma. Bien des années plus tard, un autre sergent devenu commandant, Robert Adéwi, affirmera qu’Eyadéma a reçu 300 000 F CFA des mains de Maîtrier afin d’abattre le président Olympio.
Un spécialiste du Togo, M. Samuel de Calo, habitant en Floride (Etats-Unis), confirme que les câbles envoyés en 1963 par l’ambassade américaine, tendent à désigner Eyadéma comme étant l’assassin. Etienne Gnassingbé Eyadéma revendiquera l’acte pendant longtemps, puis vers les années 1990, il va entrer dans un mutisme total au sujet de cet acte.

Le commandant Maîtrier va confier les affaires courantes à Bodjollé qu’il juge plus évolué au plan intellectuel. Plus âgé qu’Eyadéma, Emmanuel Bodjollé, jeune sous-officier à l’époque, avait trente-cinq ans. Il avait servi près d’une quinzaine d’années sous les drapeaux de l’armée coloniale française.
Selon Afrique-Asie [Afrique-Asie, juin 1992, n° 33, p. 11, 12.] , la veille du coup d’Etat, le sous-officier, Emmanuel Bodjollé, porte au commandant Maîtrier une note sous enveloppe mal fermée. (Ici, on peut douter de ces faits, car dans la réalité ce genre d’affaire se négocie sans intermédiaire). Toujours est-il que Bodjollé confie l’enveloppe au cuisinier de l’officier français, le gendarme Lollé. Ce dernier en l’absence de son maître, Maîtrier, par un curieux hasard, prend connaissance du contenu de la lettre. Elle disait en substance : "Ce soir nous passerons à l’action". Lollé intrigué, se rend chez un député, M. Djagba, originaire tout comme lui de Dapango. Puis le gendarme et le député se rendent chez le ministre de l’Intérieur, M. Théophile Mally. Les deux hommes racontent ce qu’ils savent. Le ministre prend connaissance de la note et ordonne à Lollé d’aller la remettre au destinataire initial. M. Mally ne fera rien pour empêcher le putsch. Lollé rentrant chez Maîtrier, trouve son patron à la maison. Maîtrier se saisit de la lettre. Il fait enfermer Lollé. Puis Maîtrier annonce à tout le monde qu’il va passer le week-end au Lac-Togo (35 km de Lomé). On le verra le samedi soir à Kpémé ; Grunitzky aussi sera présent dans la localité à cette même période. Nicolas Grunitzky est pourtant réfugié officiellement à Cotonou. 

Si juste après le coup d’Etat du 13 janvier 1963, on avait des 
doutes concernant la thèse du complot, aujourd’hui, le comportement intéressé de la France à l’égard des pays africains anciennement colonisés ou à l’époque sous-tutelle, tend à corroborer la thèse du complot. Quelques jours avant ce 13 janvier fatidique, Jacques Foccart, "l’éminence grise du général De Gaulle pour les "opérations secrètes, notamment en Afrique" [Glaser (A.), Smith (S.), Ces messieurs Afrique – Le Paris-Village du continent noir, Calman Levy, Paris, 1992, p. 116.],  aurait effectué un séjour à Cotonou où il aurait rencontré Nicolas Grunitzky.
Après une indépendance politique octroyée comme à regret, la France qui souhaitait "tenir en laisse" ce pays, le sentait prendre de plus en plus certaines distances. La cellule africaine de l’Elysée voyait d’un œil torve, les nouvelles relations tissées par Olympio avec l’Allemagne, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. En outre, le président Olympio voulait battre pour son pays une monnaie propre indexée sur le Deutschmark. L’un des premiers soucis de Sylvanus Olympio : s’affranchir de la tutelle économique de la France, afin de discuter avec elle "d’égal à égal". En mai 1958, M. Olympio aurait déclaré à l’Agence France-Presse : "Je vais faire tout mon possible pour que le Togo se passe de la France". Les autorités françaises paniquaient à l’idée de ne pas trouver leur compte dans ce genre de politique. Cela risquait de faire tache d’huile dans leur   pré-carré. 
Il est à noter aussi, que le président Olympio entendait mettre fin à sa collaboration avec le commandant Maîtrier dont le contrat arrivait à expiration. Olympio voulait mettre un terme à cette coopération technique qui coûtait plutôt cher et confier les fonctions de conseiller de la présidence en matière de sécurité à un national, en l’occurrence, à M. Bawéna, un officier gendarme du Nord. 
C’est ainsi que les revendications corporatistes de quelques mutins togolais, coïncidèrent avec le désir de carrière de l’officier français. 
Sylvanus Olympio a trébuché sous les coups de feu d’un soldat mutin de la coloniale. Justice n’a point été faite à l’encontre du quarteron de conjurés ayant fomenté le coup d’Etat. Ces sous-officiers démobilisés par la France, après avoir servi en Algérie, rêvaient de se faire engager dans une nouvelle armée togolaise. Le président Olympio ne voulait pas de ces demi-soldes, ceci pour deux raisons essentielles. La première : de principe, il les trouvait anti-indépendantistes. Ces soldats ont combattu sans état d’âme contre le peuple algérien luttant pour son indépendance. La seconde raison est matérielle : Olympio n’entendait pas créer une armée greveuse de budget. Quel chef d’entreprise raisonnable, est capable d’embaucher pour faire plaisir à quelques compatriotes, qui du reste, pouvaient trouver à s’occuper dans d’autres domaines ? C’est ainsi que se résu-mait sa vision du problème. Pour Olympio, la création d’une armée, était le cadet de ses soucis. 

M. Sylvanus Olympio envoyé ad patres, la majeur partie du peuple sous le choc n’a pas bronché. La politique olympienne, aussi bien intérieure qu’internationale, était mal comprise et mal acceptée par la base-même du CUT. La volonté du président Sylva de faire du CUT, une sorte de parti unique, déplaisait. Le blocage des salaires pour rembourser les dettes contractées par la gestion de l’administration française, exaspérait les travailleurs. Néanmoins, il y eut à l’intérieur du pays, quelques manifestations de protestation. De Kpalimé, le bastion du CUT, une partie de la population avait commencé à descendre sur Lomé pour barrer la route aux putschistes. Les meneurs de ce groupe de Kpalimé seront arrêtés.
 

Un journaliste de la presse française décrivit Eyadéma comme : "Un grand diable noir de vingt-sept ans au visage couturé de balafres rituelles". Eyadéma, c’est l’adjudant-chef, l’ancien sous-off’ des tirailleurs, qui déclare au camp de Tokoin. : "Je l’ai descendu, parce qu’il ne voulait pas avancer".

On ne connaît rien sur la naissance d’Eyadéma. Comi Toulabor dans son livre, le plus complet sur la période pré-Conférence nationale, écrit : "Sa naissance et son enfance sont enveloppées d’un épais voile de mystère qui autorise l’ima-gination populaire à élaborer sa propre biographie du prince qui gouverne" [Toulabor (C.), Le Togo sous Eyadéma, Karthala, Paris, 1986, p. 225.]  Eyadéma n’aurait pas connu son père. La bande dessinée, Histoire du Togo ; il était une fois Eyadéma [Histoire du Togo ; il étai une fois Eyadéma, Edit. ABC, Paris, 1976.],  mentionne que le père Gnassingbé avait été réquisitionné pour les travaux forcés et sauvagement battu à mort par les troupes coloniales, parce qu’il refusait d’obéir. Répétition troublante de l’histoire, le président Olympio aussi a refusé d’avancer. Il a été abattu, selon la formule militaire consacrée.
Maman-N’Danida, la mère d’Eyadéma a bénéficié de son vivant du culte de la personnalité. Il existe des chansons à la gloire de la bonne vieille dame qui a été décorée de la légion d’honneur de l’Ordre du Mono en 1980. Mais pourquoi cette volonté délibérée de passer sous silence le passage de son père sur la terre des aïeux ? Un témoignage de la Conférence nationale (1991), sur les crimes commis à Pya, précise qu’un vieux cantonnier nommé Alfa Wuissi, a été accusé par Eyadéma d’être le responsable de la mort de son père. Eyadéma aurait fait lapider le vieil homme sur la place publique. Contraint de se mettre en tenue d’Adam, "Il fut lapidé, à la demande d’Eyadéma, par la foule rassemblée dont les membres étaient appelés à jeter l’un après l’autre, des cailloux sur ses testicules jusqu’à ce que mort s’ensuive. " [CNDH, GROUPE INITIATIVE, LTDH, Togo : la Stratégie de la terreur, Editeur non mentionné, Paris, 1994, p. 17.] 
On ne connaît pas de frères ni de sœurs à Eyadéma, excepté un demi-frère, Toyi, officier de son état, tué lors du siège de la Primature en 1991. Eyadéma , littéralement, en langue kabyè, "Les gens sont finis", serait né vers 1936. Il s’engage à dix-huit ans au Dahomey dans l’armée coloniale, à la suite d’un sérieux piston de M. Kléber Dadjo, car Eyadéma aurait un handicap physique au niveau du genou. Il sera envoyé au Viêt-nam, puis en Algérie. Les spécialistes de l’Histoire du Togo n’arrivent pas à expliquer pourquoi en dix ans de carrière militaire (1953-1963), Eyadéma n’a atteint que le grade de sergent-chef, alors que ses compères de l’armée coloniale, tels que Bokassa (Centrafrique), Kérékou (Dahomey), Lamizana (Haute-Volta), Traoré (Mali), étaient revenus de l’armée coloniale française avec des grades d’officiers supérieurs.
Au lendemain du putsch de ce 13 janvier, le jeune sergent-chef d’alors, Etienne Eyadéma, s’est vanté d’avoir assassiné le président Olympio. L’absence de jugement des hommes fera insidieusement jurisprudence. Un peu partout sur le continent africain, cet état de fait va susciter des vocations.
Dès lors qu’ils disposent d’armes prêtées à eux pour la défense du pays, des militaires africains s’emparent entièrement des rouages de l’Etat et exercent la terreur au quotidien à l’encontre des populations qu’ils sont sensés sécuriser par devoir et de par leur vocation. Depuis ce matin du 13 janvier 1963 jusqu’à nos jours, les exemples sont légion.. La plupart des coups d’Etat seront conduits par des anciens de la coloniale, ayant gardé peu ou prou des liens avec leur ancienne armée. Une armée française qui dispose de renseignements détaillés sur la valeur de ses anciens soldats.
Quelques exemples de pronunciamiento sur le Continent :
28 octobre 1963 (Dahomey), 19 juin 1965 (Algérie), 25 novembre 1965 (Congo-Belge), 22 décembre 1965 (Dahomey), 1er janvier 1966 (Centrafrique), 4 janvier 1966 (Haute-Volta), 15 janvier 1966 (Nigeria), 28 novembre 1966 (Burundi), 13 janvier 1967 (Togo), 23 mars 1967 (Sierra Leone), 18 mai 1972 (Madagascar), 15 avril 1974 (Niger), 6 avril 1975 (Tchad), 10 juillet 1978 (Mauritanie), 3 août 1979 (Guinée équatoriale),   4 août 1983 (Haute-Volta)... Des militaires s’empareront du pouvoir en 1996 au Niger et au Burundi, etc.
Mais les chefs d’Etats militaires, à quelques exceptions près, ne tiendront pas les engagements à l’égard de leurs concitoyens. Ils se comporteront comme les civils évincés du pouvoir, très souvent, pire. 

Eyadéma n’est pas l’homme qui est intervenu sur les ondes pour annoncer au peuple, le nouveau changement politique. Le rôle est dévolu à l’adjudant-chef Bodjollé. Un Comité militaire insurrectionnel de huit membres est mis en place dans l’après-midi du 13 janvier. Il est composé de quatre militaires en fonction dont l’officier Kléber Dadjo et quatre sous-officiers démobilisés dont Emmanuel Bodjollé. Eyadéma ne faisait pas partie du Comité. Mais Eyadéma n’était pas homme à se laisser tenir à l’écart de ce pouvoir tombé pratiquement du ciel. Il ne peut pas se contenter de jouer les seconds rôles. S’il ne se faisait pas entendre au plus tôt, il risquait même de ne pas se faire intégrer dans l’armée togolaise. Ses rapports avec certains plus hauts-gradés des conjurés ne sont pas des plus cordiaux. Ainsi naîtra la revendication de l’assassinat du président Olympio. But probable de cette manœuvre de la part d'Étienne Eyadéma, prouver qu’il existe bel et bien en tant que militaire, et qu’il faudra désormais compter avec lui. 
Les leaders du groupe prirent en compte les doléances du jeune sergent-chef. Eyadéma est promu lieutenant dans la nouvelle armée. Et puis, la charité bien ordonnée commençant par soi-même, les chefs de la bande eux aussi bénéficient de promotions spectaculaires. Le capitaine Kléber Dadjo devient commandant ; l’adjudant-chef Emmanuel Bodjollé sera capitaine. Reste le pouvoir politique dont ils ont "hérité" au gré des circonstances. Ils ne savent pas trop quoi en faire. D’ailleurs, veulent-ils de ce pouvoir ? Rappelons que le but premier de la rébellion militaire était d’ordre catégoriel.

A la création de l'OUA le 25.05.1963 les délégations présentes lui rendirent hommage en dédiant en sa mémoire une place vierge à côté des effigies de chefs d'états et de gouvernement présents. Dans les années 90 l'UNESCO publie son tome III de l'histoire d'Afrique, dans lequel on peut lire á peu près ceci : " lorsque naquit l'OUA en 1963 à Addis Abèba, le siège le plus important était peut être un fauteuil vide ; le chef d'Etat qui comptait le plus était un président mort. C'était Sylvanus OLYMPIO, assassiné au Togo au début de la même année … ". Il faut peut être aussi préciser qu'il sera déjà en 1961 approché et encouragé par certaines puissances occidentales à se porter candidat au poste de secrétaire général de L'ONU. Ce qu'il refusa. Il voulu se consacrer à son pays. Cependant soulignons tout de même que le premier président ne fera toujours pas preuve de sang froid et du tact nécessaires, qui s'imposeraient. Il adoptera des allures autoritaires.

 

LA DEUXIEME REPUBLIQUE

 

Les élections qui auront lieu le 3.05.1963, seront boycottées par le PUT (ancien CUT) et ses alliées. Le gouvernement sorti de ces élections compta alors 10 membres. Le Président s'attribua la défense et l'intérieur et le Vice-président prendra les finances. Le PUT, le parti du président assassiné ne sera pas représenté au gouvernement. De ces décisions notons entre autres :

-l'intégration des 700 soldats démobilisés de l'armée française dans l'armée togolaise, ce qui signifie une augmentation énorme du budget de l'armée qui triplera en 2 ans,
-l'adhésion sans condition du Togo à la zone CFA dans la même année,
-l'instauration de la libre échange entre la France et le Togo, et la garantie d' un Quota d' importation de produits en provenance de la France,
-l'augmentation des salaires et l'instauration de la semaine de 40 heures de travail,
-l'adoption d'un nouveau code des investissements très favorables aux capitaux étrangers.
-la nomination d'Emmanuel BODJOLLE comme chef d'état-major de l'armée.

Ces décisions maquèrent la fin de la politique d'austérité et de neutralité du gouvernement de la 1ere république.

Le président de retour réagit en supprimant la vice-présidence et reléguera le Vice-président au poste de ministre de l'agriculture. Alors le point de non-retour dans la crise des institutions de la 2ieme fut atteint. Ce qui reste du PUT convia en association avec le camp de MEATCHI - dont une partie des militaires - la population à descendre dans les rues de Lomé le 21.11.1966. Et ce fut le cas. Dans la rue les manifestants ne réclameront pas que le départ de GRUNITZKY ou mieux de nouvelles élections, mais surtout que les auteurs de coup du 13.01.1963 soient traduits en justice.

 

LA TROISIEME ET QUATRIEME REPUBLIQUE

Cette partie consacre le Togo de 1967 jusqu'à nos jours, c'est à dire cette année 2004.Cette tranche de l'histoire du Togo se partage en trois périodes :

1) la période d'exception de 1967 à 1979/1980 durant laquelle il y eu aucune constitution, caractérisée par le cumul du pouvoir législatif, exécutif et judiciaire (en partie) entre les mains du chef de l'Etat,

2) la période de la troisième république de 1980 à 1991,

3) la fin de la troisième république et l'instauration de la quatrième république (la conférence nationale souveraine), qui couvrent de 1991 à nos jours.

 

Etienne EYADEMA, chef des armées, se retrouva à la tête de l'exécutif togolais en avril 1967 et forma un premier gouvernement de 13 membres dont environ 40% (5 sur 13) des postes seront attribués aux militaires.

Le président sera aussi ministre de la défense dans ce gouvernement. Aussi une commission constitutionnelle à été mise sur pied en mais 1967, pour rédiger de nouveaux textes.

Le chef de l'Etat essayera de calmer les esprits en déclarant une première fois en octobre 1967, que l'armée n'a pas l'intention de conserver le pouvoir, Elle se retirera une fois la mission de pacification du pays achevée. Cette idée sera encore émise à d'autres occasions. Et le 12.01.1969, veille du 2eme anniversaire de son arrivée au pouvoir, le Président EYADEMA annoncera la possibilité d'une reprise progressive des activités politiques.

En 1976, le 12 Novembre, la radio nationale annoncera la démission du chef de l'Etat, qui sera suivit immédiatement de manifestations de rue, qui amenera le Président à revenir le 22 novembre sur sa décision. Le 15 Août 1969, EYADEMA prononca à Kpalimé, environ 150 Km au Nord-est de Lomé un discours, qui sera dénommé plus tard " l'appel historique de Kpalimé ".

Cet appel stipula que : " le salut du Togo est dans l'union de tous ses fils au sein d'un seul et véritable creuset national où viendront se fondre les forces vitales de ce pays à quelque parti qu'elles aient appartenu ".

Ce creuset national verra le jour sous le sigle RPT (Rassemblement du Peuple Togolais). Il devait assurer l'encadrement, l'intégration et la mobilisation de tout les togolais autour de leur "guide éclairé et bien aimé".

Les principales ailes marchandes du RPT seront alors:

--l'UNFT : Union Nationale des Femmes du Togo,
--la JRPT : Jeunesse du Rassemblement du Peuple Togolais,
--la CNTT : Confédération Nationale des Travailleurs du Togo,
--l'UNCTT : l'Union Nationale des Chefs Traditionnels du Togo.
Et le RPT aura comme organes exécutif le bureau politique et le comité central.


Le régime militaire connaîtra à son dèbut un coup du destin non négligeable. Le prix du phosphate, la seule véritable ressource minière exploitée dans le pays, connu au début des années 70 une augmentation (au quadruple) sans précédante. Ce fut aussi la période des " grands travaux " . Cela permettra surtout le financement des programmes "d'éducation civique".

Il faut noter que jusqu'en 1972 la part du Togo dans le capital de la CTMB (Compagnie des Mines du Bénin) atteignit à peine 20% du total. L'Etat projeta alors de porter la participation nationale à 51%, ce qui toute fois dépasserait la barre maximale de 25%, fixée dans les conventions signées en 1957 par le Togo alors sous mandat et la France puissance protectrice.

Dans cette eupheurie de "phosphate-dollars" survint l'accident de Sarakawa au Nord du pays. Le 24.01.1974 le chef de l'Etat rentrait chez lui à Pya, en avion. L'avion " s'écrasera" à SARAKAWA, peu avant l'atterrissage. Il y a aura des morts et des survivants dont le Président EYADEMA.

Blessé légèrment, il se reposera quelques jours à Pya et entamera cette fois le voyage retour vers Lomé par la route en faisant des haltes réguliers. Ce fut le retour triomphale du 2.02.1974. Ce jour décrété "fête nationale" est célébré au Togo comme le jour de la libération économique, car les impérialistes qui auraient voulu liquider le Président EYADEMA en sabotant son avion le 24 janvier, auraient échoués. La place de l'accident sera aménagé en lieu de pèlerinage.

De retour à Lomé le Président EYADEMA décidera de nationaliser la CTMB qui deviendra après l'OTP (Office Togolaise des Phosphates). Et la période de l'authenticité fut ouverte.

Sur le plan diplomatique le Président EYADEMA proposera dans les années 70 son service de médiation pour le règlement de différents conflits, comme la guerre sécessionniste du BIAFRA au Nigéria, comme le litige frontalier entre le Mali et la Haute Volta (Burkina Faso) en 175, comme le litige entre la Guinée Conakry, le Sénégal et le Côte d'Ivoire en 1978 ou le conflit entre les "frères énémis" tchadiens en 1980. Le Togo servira de cadre pour la signitaire des accords ACP-CEE, principalement dans les années 70 et 80. Et ce fut Lomé 1 en 1975, qui fut le premier accord ACP-CEE. Il y était représenté les 10 pays de la CEE (RFA, France, Belgique, Luxemburg, Irland, Grande Bretagne, Holande, Danemark, Italie ) et 46 Etats de l'Afrique, des Caraibes et du Pacifique. Lomé 2 fut signé en 1980 et Lomé 3 en 1985, où les pays ACP ateignaient 70.

 

LA PERIODE DE LA 3e REPUBLIQUE

Le Togo aborda les années 80 avec une nouvelle constitution et un parlement, qui sera solennellement installé le un 13 Janvier (1980). Dans le cadre de ce nouveau départ, ou mieux de début de changement de cape, une nouvelle délimitation des préfectures et zones seront entreprises et concrétisées le 7.7.1981.

En 1983 arrive le 1er plan de programme d'ajustement structurel (PAS) . La mère du chef de l'Etat Mama N'DANIDA décèdera en 1984 à l'age de "102 ans" et bénéficiéra de funérailles nationales avec la préssence de L'ivoirien HOUPHOUET Boigny. Il faut noter que le chef de l'État devait avoir en ce temps 48 ans (1936-1984). La même année aura lieu le centenaire du Togo allemand fêté comme "centenaire de l'amitié germano-togolaise".

Mais cette année même le pape JEAN PAUL II visita le pays. Pour les chrétiens togolais ce fut l'accomplicement d'un rêve.

En 1987 sera célébré le 20e anniversaire de l'arrivée au pouvoir de chef de l'Etat. L'année connaîtra sutout la création de la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH), qui était une des premières en Afrique et sera dirigée par Me AGBOYIBO Yao.

 

 

LA 4e REPUBIQUE, SA NAISSANCE ET LA SUITE

Certains de ces partis se constitueront le 04.05.1991 en FOD (Front de l'Opposition Démocratie, un regroupement de 10 partis) pour faire un front dans les négociations oppositon-gouvernement, qui se déroulerons en plusieurs sections et accoucheront aux fameux accords du 12.06.1991. Aux termes de ces accords une Conférence Nationale Souveraine (CNS) est convoquée pour le 24.06, qui devait assoir les bases de la 4e republique.

En Mars 1993 et la nuit du 24 au 25, survint l'attaque du camps RIT de Lomé qui est l'une des résidences du Président Eyadéma. Il a aurait des dizaine de victimes militaires et civiles. Ce qui est certain on notera le décès d'officiers de hauts rangs:

-- Le colonel TEPE, chef d'état major particulier du chef de l'état,
-- le général de brigarde Mawulikplimi AMEYI chef d'Etat-major particulier du Chef de l'Etat,
-- le colonel AKPO, aide de camps du chef de l'état. Il décèdera à l'hôpital du Val-ded-Grâce en France quelques jours

En novembre 1997 seront élus les membres de la commission électorale nationale (CEN) par le parlement. Une semaine après décèdait l'opposant Djobo Boukari, ancien ministre de leconomie et ancien gouverneur pour le Togo de la banque mondiale. Les 2e élections présidentielles de la 4e Republique auront lieu les 21 juin.







20:03 Écrit par K. Kpadja | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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